VOUS CHERCHEZ UN DIVAN À DÉFAUT D’UN APPARTEMENT, LE « COUCHSURFING » EST POUR VOUS
Je n’ai jamais surfé sur les divans des autres, mais l’autre jour j’ai reçu un courriel d’un «Couchsurfer » qui aurait fait des pieds et des mains (au figuré bien sûr) pour occuper pendant quelques jours un accessoire indispensable de ma panoplie de journaliste : mon divan. Il faut dire que j’y passe presque autant d’heures qu’à mon bureau, avec mon ordinateur portable sur les genoux, à peaufiner mes textes. Le « Couchsurfer » par définition souhaite occuper un endroit encore indéfini de votre appartement (divan, chambre inoccupée, chaise longue, hamac ou bout de parquet à la rigueur) contre des menus travaux que vous souhaiteriez éventuellement lui confier maintenant que vous avez deux bras musclés
ou volontaires sous la main.
Le Couchsurfing et le Wwoofing (principalement orienté vers les fermes bios) ont presque toujours existé mais ne se sont vraiment implantés dans la culture internationale du voyage que vers la fin des années 60. Un site internet créé par Casey Fenton en 2004 (www.couchsurfing.org) compte plus d’un million de membres enthousiastes répartis dans 230 pays, parlant plus de 1,270 langues différentes et souhaitant collectivement « bâtir un monde meilleur, un divan à la fois ».
La culture du lit gratuit constitue une formule attrayante pour les jeunes en mal de voyage ou les étudiants qui n’ont pas encore trouvé de logement permanent ou de chambre meublée. À Montréal, il est possible de pratiquer cette activité hautement conviviale même auprès de certaines agences de locations d’appartements meublés pouvant offrir temporairement un lit contre des menus travaux.
Le Couchsurfing comporte certains risques, puisqu’on ne connaît jamais les motivations réelles, à la fois de ceux qui accueillent et de ceux qui « surfent », c’est pourquoi les entreprises de locations d’appartements meublés constituent une valeur sûre et sécuritaire que les Couchsurfers ne devraient pas hésiter à explorer.

